Publication du 03 août 2020

Le cycle menstruel : le reflet de la santé de la femme

Les hormones sexuelles (oestrogène et progestérone) impliquées dans le cycle menstruel sont également impliquées dans d’autres fonctions du corps humain (DEMERS, 2008-2009). Ce qui fait que certaines anomalies du cycle pourraient révéler des problèmes plus généraux de santé ou être indicatrices d'une prédisposition à certaines maladies.

Les anomalies du cycle peuvent passer inaperçues comme elles peuvent être observables grâce à une attention particulière portée aux signes du corps, tout au long du cycle menstruel.

Les signes qui permettent de repérer un déséquilibre ou une carence hormonale sont, entre autres, la glaire cervicale, le col de l’utérus et la température basale, car l'oestrogène et la progestérone influencent leurs caractéristiques (PARENTEAU, 2020).

La méthode symptothermique propose une observation et une notation quotidienne de ces signes de fertilité. Grâce au graphique utilisé avec la méthode, il est possible de mettre en relation ces signes pour distinguer les différentes phases du cycle menstruel (Knight, 2017) et de repérer toutes anomalies temporaires ou permanentes du cycle.

Le cycle menstruel débute au premier jour des menstruations. De manière générale, il est observé en moyenne de 4 à 6 jours d'écoulement menstruel (PARENTEAU, 2020).

Ensuite, débute la phase folliculaire. Le cycle se poursuit avec 3 à 5 jours sans glaire et avec une sensation de sécheresse à la vulve, mais c'est variable en fonction de la longueur du cycle.
L’augmentation de la production d’oestrogènes sera observable par 5 à 6 jours de glaire cervicale évoluant vers une sensation de lubrification et de transparence (PARENTEAU, 2020).

Lorsque l’oestrogène est en quantité suffisante, l'hypophyse, située dans le cerveau, sécrète l’hormone lutéinisante (LH) qui a pour fonction de compléter la maturation du follicule, enveloppe contenant l'ovule. Lorsque celui-ci est arrivé à maturité, il libère l’ovule qu’il contient, c’est ce qu’on nomme l’ovulation.

Puis, le cycle se termine par la phase lutéale qui dure normalement de 12 à 16 jours et qui est marquée par la montée thermique et la régression des caractéristiques fertiles de la glaire et du col. À cette phase du cycle, c’est la progestérone, produite par le follicule ovarien transformé en corps jaune, qui est secrétée progressivement, pour ensuite, diminuer au point de déclencher les prochaines menstruations (PARENTEAU, 2020).

Un cycle qui ne correspond pas à cette description pourrait indiquer un dysfonctionnement du système endocrinien et pourrait avoir des répercussions sur la santé de la femme. Par exemple, une insuffisance en progestérone caractérisée, entre autres, par une phase lutéale de moins de 10 jours peut être un facteur de risque pour l’ostéoporose (PARENTEAU, 2020).

Pour rétablir un équilibre hormonal, certains changements dans le mode de vie peuvent suffirent. Parmi ceux-ci il y a l’arrêt du tabagisme, la bonne gestion du stress, avoir un poids santé dû à une alimentation saine, la prise d'Oméga 3, de la vitamine E (PARENTEAU, 2020).

Aussi, plusieurs professionnel.le.s de la santé peuvent aider à soutenir l’organisme dans ses fonctions.

Il est important d’être à l’écoute de son cycle menstruel et de considérer les anomalies rencontrées, car les hormones sexuelles sont responsables du bon fonctionnement du système reproducteur, mais sont également nécessaires pour la santé osseuse, cardiovasculaire et cérébrale (DEMERS, 2008-2009).

Knight, Jane. 2017 (Nov. 21 2016). The Complete guide to Fertility Awareness. London Routledge

Parenteau, Suzanne Dre. 2020. La fertilité apprivoisée. Candiac : Marcel Broquet Éditeur

Demers, Sylvie. 2008-2009. Hormones au féminin : Repensez votre santé. Les Éditions de l’Homme.