L’infertilité, l’hypofertilité et la stérilité

Il est important de différencier ces trois termes puisque leurs implications ne sont pas les mêmes.

Stérilité

Ce diagnostic est posé dans des circonstances où une grossesse ne sera jamais possible, ce qui peut survenir à la naissance pour des causes génétiques ou suite à des traitements médicaux détruisant les cellules reproductives (p.ex. chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie).  

Infertilité

Un couple est considéré comme infertile lorsqu’il a eu des relations sexuelles de façon régulière et de façon non protégée pendant plus d’un an, sans conception ou sans mener une grossesse à terme. Ils sont alors candidats à une investigation, et éventuellement aux traitements de fertilité.Cependant, même sans traitement spécialisé, plusieurs concevront spontanément au cours des mois et années suivantes.

Hypofertilité

On peut parler d’hypofertilité après des essais infructueux de conception pendant moins d’un an. Les traitements invasifs sont alors déconseillés dans cette situation. Cependant, si l’un des membres du couple dépasse 35 ans, Gnoth et ses collaborateurs (2005) considèrent justifié d’entamer une investigation si le couple a délibérément ciblé sans succès les relations sexuelles durant les phases fertiles des 6 derniers cycles.

 

Selon Santé Canada, près d’un couple sur six sont infertiles et ce taux a doublé depuis les années 1980. 

L’infertilité ne signifie pas une impossibilité définitive à concevoir. Grâce aux investigations médicales chez l’homme et chez la femme et à un examen des habitudes de vie, il sera possible de faire des ajustements pour augmenter les chances de concevoir naturellement. Sinon, il y a la possibilité d’avoir recours aux techniques de procréation assistée. 

Causes possibles de l’infertilité 

-Troubles hormonaux

-Facteurs du mode de vie

-Facteurs environnementaux

-Anomalies anatomiques ou  physiologiques du système reproducteur d’origine génétique

-Facteurs psychologiques

Les causes les plus communes d’infertilité en lien avec le système reproducteur féminin sont :

- Endométriose,

- Syndrome des ovaires polykystiques, 

- Fibrome, 

- Absence ou rareté de l’ovulation, 

- Anomalies du cycle (phase lutéale courte, etc).

Pour le système reproducteur masculin, les causes les plus communes sont surtout liées à la qualité et quantité des spermatozoïdes.

Le  graphique de la méthode symptothermique est  outil très précieux en situation d’infertilité, car il  permet:

-D’identifier si le cycle est ovulatoire;

-De cibler la fenêtre de fertilité maximale;

-De déterminer si la phase post-ovulatoire est d’une longueur suffisante (p.ex. s’il y a moins 10 points de températures hautes avant les menstruations, il pourrait y avoir  une carence en progestérone);

-De constater le retour de la fertilité après la prise de contraceptif hormonal;

-De détecter l’hypothyroïdie (si les plateaux hypothermiques et hyperthermiques sont particulièrement bas, avec des cycles longs ou même des épisodes anovulatoires).

-De pister des problèmes de fertilité masculine dans le cas où le cycle menstruel semble être en bonne santé.

 

 

 GNOTH, Christian, E. GODEHARDT, Petra FRANK-HERRMANN et al. «Definition and prevalence ofsubfertility and infertility», Human Reproduction, 2005, 20, 5: 1144-1147.