Fondements de la méthode symptothermique

Le cycle menstruel se déploie sous l’effet d’un équilibre hormonal complexe : 

-Au début du cycle, l’hypothalamus, au cerveau, envoie une hormone stimulante (l’hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires ) à l’hypophyse, glande également située au cerveau.

-L’hypophyse sécrète la FHS (hormone folliculo-stimulante), qui stimule l’ovaire.

-Le follicule ovarien réagit en produisant des oestrogènes.

-Lorsque le niveau d’oestrogènes est suffisamment élevé, l’hypothalamus et l’hypophyse le reconnaissent et cette dernière sécrète alors la LH (hormone lutéinisante).

-Sous l’effet de la LH, le follicule libère l’ovule.

-Une fois l’ovule libéré, le follicule se transforme en corps jaune qui sécrète de la progestérone en plus des oestrogènes.

-Les taux de ces hormones augmentent pendant une semaine.

-S’il n’y a pas eu conception, le niveau des hormones diminue pendant une autre semaine, le corps jaune s’atrophie et la menstruation se déclenche (début d’un autre cycle).

L’œstrogène, produit par les ovaires, a une influence directe sur plusieurs caractéristiques du col de l’utérus et de la glaire cervicale. Ces caractéristiques sont observables au jour le jour  et c’est pourquoi la méthode symptothermique permet de déterminer le début de la phase fertile.

Lorsque l’ovulation a eu lieu, l’augmentation du niveau de progestérone dans l’organisme a pour effet d’augmenter la température corporelle basale, qui se maintiendra en plateau élevé jusqu’aux menstruations suivantes. Comme l’influence de la progestérone sur le col et la glaire inverse les changements qui avaient été initiés par la montée de l’estrogène, leur observation, jointe à la confirmation du haut plateau de température permet d’identifier la fin de la phase fertile.

C’est en observant quotidiennement les signes hormonaux exprimés dans le corps et en interprétant le graphique selon les règles apprises en atelier que les utilisateur.trice.s peuvent identifier leur phase fertile et leurs phases infertiles pour adapter leur comportement sexuel en fonction de l’objectif.

Efficacité

La méthode symptothermique, telle qu’enseignée par Seréna Québec, a aujourd’hui une efficacité reconnue ne comprenant que 0.4% de risque de grossesse non planifiée si utilisée correctement et constamment (Trussel, 2018): une efficacité comparable à la pilule contraceptive et bien supérieure à celle du condom. 

Pour utiliser correctement la méthode et atteindre l’efficacité optimale, il faut suivre un atelier d’apprentissage avec un.e formateur.trice accrédité.e et appliquer rigoureusement et méthodiquement les règles apprises lors de l’atelier.

 

TRUSSELL, James, Abigael AIKEN, Elizabeth MICKS et al. “Efficacy, Safety, and Personal Considerations”, dans Contraceptive Technology, HATCHER Robert et al (dir.), New York, Ayer Company Publishers inc., 2018, p. 100.