Palpation du col de l'utérus

L’importance de persévérer avec l’observation du col de l’utérus

Dre Suzanne Parenteau
Dre Suzanne Parenteau

Pour une majorité d’utilisatrices de la méthode symptothermique, l’observation du col de l’utérus s’avère difficile, voire insécurisante. Si son apprentissage prend plus de temps que les deux autres signes, il ne faut surtout pas se décourager. La persévérance sera récompensée ! L’indulgence envers soi-même, la patience et l’esprit de conquête sont de mise.

Les jours où, par exemple, vous aurez moins prêté attention à la glaire, vous suspecterez une infection vaginale, aurez utilisé un lubrifiant, serez fatiguée ou stressée, sous antibiotiques, en voyage, en cycles plus longs, etc., et que l’observation de la glaire apparaît plus imprécise qu’à l’habitude ou affectée par différents facteurs, votre maîtrise de l’observation du col vous permettra d’utiliser en toute confiance la méthode symptothermique.

Si un jour vous accouchez, lorsque viendra le temps de reprendre l’observation symptothermique pour voir venir le retour de la fertilité, votre maîtrise de l’observation du col pourra encore une fois être très utile. En effet, dans certaines situations postnatales, c’est souvent le col qui annoncera clairement l’imminence de la première ovulation. 

Idem pour la périménopause, ou tout simplement après 35 ans : avec l’âge, la qualité et la quantité de glaire cervicale tendent à diminuer, tandis que les changements subtils au col restent observables. 

Depuis que la méthode symptothermique s’est enrichie de ce 3e signe à observer1, elle a gagné en précision et en fiabilité… à toutes les étapes de la vie reproductive!

N’est-il pas fascinant de suivre tout au long du cycle, par soi-même, le mouvement subtil d’un organe de son corps comme l’utérus?

Trois bonnes raisons d’apprivoiser le col

  1. Un signe sûr. Même si les changements au col se produisent aussi sous l’action des hormones ovariennes, le col est généralement moins affecté par des dérangements, comme peuvent l’être la glaire cervicale ou la température basale.
  2. Double contrôle. Les observations du col confirment ou peuvent remplacer temporairement celles de la glaire cervicale. Ainsi, si vous utilisez la méthode symptothermique en contraception naturelle, avec le col, vous visez une efficacité plus optimale.
  3. Prévoyance. Le plus tôt l’aurez-vous apprivoisé avec constance, confiante vous serez lorsque surviendront les situations où votre capacité à l’observer pourra être déterminante. 

Deux trucs pour l’observation du col

  • Il n’est pas essentiel d’observer les 4 caractéristiques du col de l’utérus. En fait, la majorité des femmes ne parviennent qu’à observer une ou deux caractéristiques, l’ouverture et la fermeté semblent les plus faciles à apprivoiser. 
  • Pour apprivoiser le col, commencez son observation seulement au début de la phase C, même pour quelques cycles. Ainsi, on s’entraîne à bien reconnaître cette stabilité dans les caractéristiques en phase d’infertilité : bas, fermé, ferme et incliné. Lorsqu’on se sent prête, on pourra se lancer dès le 5e jour du cycle suivant en reconnaissant mieux au moins un des changements au col de l’utérus. 

Parenteau-Carreau S, Infante-Rivard C.  Self-palpation to assess cervical changes in relation to mucus and temperature. Int J Fertil. 1988.